Recherche

Se nourrir de livres

Bienvenue dans mon univers livresque !

« Un bon livre permet de se déconnecter du temps et de l’espace et de s’offrir un moment privilégié. »Jean Gastaldi.

Je suis une mère de famille de 40 ans (bon, OK, 41….). J’ai toujours aimé lire depuis toute petite. Je me rappelle les heures passées dans ma chambre à dévorer « le club des 5 », « les 6 compagnons » et autres bibliothèques roses et vertes.

J’avais mon antre, une bibliothécaire, chez qui je passais mes mercredis après midi, à fouiner, rechercher le tome manquant ou la perle rare.

Je ne peux pas m’empêcher de lire, c’est mon équilibre. C’est une passion qui se veut dévorante quelquefois, car ma vie sociale s’en ressens (eh oui, entre une soirée entre copines et un livre, le choix est cornélien…).

A travers ce blog, je veux tout simplement vous parler de mes lectures, de mes coups de cœur (ou pas), et vous faire découvrir des nouveaux auteurs pas forcément connus, mais talentueux. Et si, au détour d’un article, vous vous dites « tiens, ça m’a donné l’envie de lire ce livre », eh bien, je serai comblée.

Bonne lecture !!

Publicités
Article mis en avant

« Retomber amoureux » de Théo LEMATTRE.

22196307_1981549848787253_8279466858631502405_n

Résumé :

Séraphin et Marilyne n’ont plus rien en commun sinon une maison. Après des années de mariage, leur couple bat de l’aile. Lui, ancien acteur à la dérive, dépressif et aigri. Elle, orthodontiste au bout du rouleau, qui ne supporte plus de se battre pour deux.

Et si un coup de téléphone venait tout changer ?

Après des années de silence, Martin Martigo, l’agent artistique de Séraphin, le rappelle pour le premier rôle dans un film indépendant.

Séraphin et Marilyne vont, chacun de leur côté, apprendre à reconstruire leurs vies sur les cendres de l’ancienne. Avec l’aide de Camille, une des actrices principales du nouveau film, Séraphin va redécouvrir des sentiments enfouis. Avec Thomas, un jeune chanteur en pleine percée, Marilyne va se laisser emporter en amour.

Ces deux-là sont certains d’enfin retrouver le bonheur tant attendu. Mais les choses ne se passent pas souvent comme prévu…

Mon avis :

Voilà un auteur que je suis depuis un bon moment déjà, il écrit des thrillers qui dépotent, mais aussi des romans plus légers qui sont parfaits pour faire une pause entre deux livres plus durs émotionnellement.

Et ce nouveau livre est parfait pour cela !

Il traite du couple, de la monotonie, de la routine. En tant que quadra mariée avec enfants, je me retrouve bien dans cette description ! Je me demande d’ailleurs comment un jeune écrivain peut parler de ce sujet avec tellement de justesse !

Bref, je me suis identifiée parfaitement aux personnages. Marilyne, poussée par sa copine qui va essayer de faire pétiller sa vie, Séraphin, qui tombe raide de sa partenaire de film.

C’est un roman presque initiatique, bon ok, si vous avez 20 ans et que vous venez de vous installer avec votre moitié, ce n’est peut être pas judicieux de le lire….quoique…..

Théo a une plume agréable, il nous retranscrit les émotions de ses personnages à la perfection, avec réalisme, il arrive à investir le lecteur, qui réfléchit, se dit « moi j’aurai fait ça », bref, c’est un livre qui se respire, que l’on vit.

Le tout avec une touche d’humour qui m’a fait éclater de rire un bon nombre de fois.

Une belle histoire, une fin à la hauteur (chut…..à vous de la découvrir), des personnages attachants, de l’humour en veux-tu en voilà, tous les ingrédients sont là pour une recette d’un roman baume au cœur, concentré d’émotions et de bonne humeur.

Laissez-vous tenter, vous ne le regretterez pas !

« Libérées » de Titiou LECOQ

cover123597-medium

 

Résumé :

« Un jour, je me suis demandée  : pourquoi est-ce moi qui ramasse les affaires qui traînent  ? Je n’ai trouvé qu’une seule réponse. Parce que je suis une femme qui vit avec un homme et deux enfants et que, conséquemment, les corvées, c’est pour ma gueule.
Être une femme, ce n’est pas seulement l’idéal de minceur et de cheveux qui brillent, c’est le souci permanent des autres et du foyer, c’est être sans cesse ramenée à la saleté, aux taches, à la morve.  L’égalité serait déjà là, mais les femmes conservent la conviction intérieure qu’elles doivent s’occuper de tout et tout le monde, et d’elles en dernier, s’il reste cinq minutes à la fin de leur triple journée.
Cette féminisation de la sphère privée implique une autre conséquence  : l’espace public est toujours masculin. Peut-on se dire égaux quand la moitié de la population adapte ses vêtements en fonction des transports et fait attention à ne pas être seule la nuit dans la rue  ? Et si le combat féministe devait encore et toujours se jouer dans la vie quotidienne de chacune et chacun, chez soi, dans sa propre maison, devant le panier de linge sale  ?

Mon avis :

Titiou Lecoq, journaliste et bloggeuse met le doigt sur notre vie de femme, d’épouse et de mère. Ou la théorie de la chaussette abandonnée à 3 mètres du panier de linge sale.

Avec beaucoup d’humour et de justesse, Titiou s’interroge sur le féminisme, la répartition des tâches ménagères, la maternité ou encore l’éducation des enfants. Elle nous dépeint le ménage comme une sensation de contrôle et de pouvoir, une lutte contre la peur de vieillir, de mourir (je me retrouve bien là-dedans, miséricorde !)

Tenir sa maison impeccablement bien rangée, c’est également un moyen d’empêcher son mari d’aller se bourrer la gueule au café du coin, et ses enfants de crapahuter. C’est donc un rôle moral essentiel  à la vie d’un couple et d’une famille (là, j’avoue que mon avis est partagé…)

Un essai très juste, où on l’on s’identifie facilement, qui se lit rapidement. Un bon moment de lecture. Je remercie les éditions Fayard pour cet envoi.

 

« Ne combattons plus le cancer cherchons plutôt à l’éliminer » du Docteur Prosper M’Bemba-Meka

cover123662-medium.png

 

Résumé :

Ne combattons plus le cancer cherchons plutôt à l’éliminer, une perspective exceptionnellement différente des façons connues pour combattre le cancer dans la société occidentale. Elle tient compte de toutes les sphères de la vie humaine comme facteurs de risque car le cancer est une maladie multifactorielle sous l’influence de plusieurs agents causaux qui sont en fait les aspects de notre vie contrairement aux publications existantes en la matière qui présentent les habitudes alimentaires comme seul facteur de risque déterminant de cancer. Toutes les réflexions écrites dans ce livre sont basées sur des analyses et des résultats scientifiques de propre expérience de l’auteur en tant que spécialiste en santé publique et expert en toxicologie et en cancérologie, à l’exception de quelques cas décrits par d’autres scientifiques dans la littérature scientifique médicale, qui sont identifiés comme tels. L’individualisation du risque de cancer en intervenant sur le tabac ou l’alcool n’est pas efficace. Le dépistage des états précancéreux ne représentent nullement une solution puisque, quand un cancer est détecté, cela signifie que le processus évolutif de la maladie est en cours et a touché des milliards de cellules il y a déjà des années.

Mon avis :

Encore un livre qui va nous « bassiner » avec le rôle de l’alimentation dans le cancer me direz vous ? Pas du tout. L’approche est totalement différente.

Trois parties vraiment bien structurées, intéressantes et détaillées nous sont présentées :

  • la description du cancer, ses chiffres, son développement
  • la prévention active
  • les choix gouvernementaux en matière de lutte contre le cancer

Sur la première partie, rien de nouveau sur la planète, on balaie les causes, les risques et le développement du cancer. Les nombreuses variétés de cancers, les organes touchés, les moyens de diagnostic, les caractéristiques anatomiques et anatomo-pathologiques sont autant de thèmes abordés. Il faut avoir de bonnes notions médicales au risque d’être un peu perdu au niveau des termes techniques. Pour ma part, ça va, je ne me suis pas perdue en route !

La troisième partie pourrait être intéressante, mais nous sommes au Canada, donc c’est la politique en santé environnementale du Canada qui est dépeinte. J’aurai aimé avoir ce point de vue niveau français, même si, je pense, les grandes lignes sont identiques.

La seconde partie, par contre, est une mine d’informations ! Elle traite de la prévention active, et surtout globale. Car si l’alimentation joue un rôle évident, le « terrain » sur lequel se développe un cancer est bien plus vaste, puisqu’il concerne également notre vie professionnelle, le stress auquel nous sommes exposés quotidiennement, notre forme physique, mais aussi tout notre environnement, qu’il soit extérieur ou intérieur, la pollution ou encore les champs magnétiques et électriques. Là aussi, beaucoup de termes scientifiques et techniques, et une analyse vraiment pointue de l’exposition des pesticides dans notre quotidien.

Un livre que j’ai trouvé très intéressant, abordable, s’appuyant sur des recherches scientifiques, bourré d’astuces et de conseils, qui nous offre une vision globale d’une maladie grave qui est causée, pour 80 % des cas, par notre environnement. Une belle prise de conscience également que nous avons tous un réel pouvoir sur notre santé.

Je remercie les Editions Librinova pour cet envoi.

 

« Une fois dans ma vie » de Gilles LEGARDINIER

2017-10-12-07-42-00-

Résumé :

Trois femmes, trois âges, trois amies que les hasards de la vie et les épreuves ont rapprochées dans un lieu comme aucun autre.
Trois façons d’aimer, dont aucune ne semble conduire au bonheur.
Séparément, elles sont perdues. Ensemble, elles ont une chance.
Au milieu des hommes, cramponnées à leurs espoirs face aux coups du sort, avec tous les moyens et l’imagination débordante dont elles disposent, elles vont tenter le tout pour le tout.
Personne ne dit que ça ne fera pas de dégâts…

Mon avis :

C’est toujours avec impatience et frénésie que j’attends la sortie du nouveau Legardinier. C’est l’un des rares auteurs qui me fait éclater de rire. J’ai souvenir de fou rires mémorables et dantesques à la lecture de ses romans. Ou de tentatives malheureuses de contenir ces éclats de rire dans les transports en commun pour ne pas passer pour une folle.

Celui ci ne fait pas exception…

On plonge dans une bulle de bonheur et de franche rigolade dont on ne souhaiterait ne jamais sortir.

On découvre ces tranches de vie ; Eugénie, la soixantaine, qui ne sait plus trop que faire de son existence ; Céline, divorcée, essayant de récupérer un peu de pension alimentaire auprès de son ex pour subvenir aux besoins de son fils ; Juliette, radiologue à la recherche du grand amour.

Et le théâtre, personnage à part entière. L’ambiance feutrée des coulisses, les froufrous des robes d’époque, les panneaux des décors, les répétitions, les auditions.  Et toute la troupe, personnages secondaires gravitant autour de nos trois héroïnes.

Tout cela à la « sauce Legardinier », c’est à dire, bourré d’humour et d’émotions. Il a su retranscrire ces portraits de femme, ainsi que leurs doutes, leurs failles et leurs ressentis d’une manière tellement juste. On ne peut que se reconnaître dans Eugénie, Céline ou Juliette.

Il y a des scènes à mourir de rire (le démarchage téléphonique, notamment, je pense essayer de le mettre en pratique…)

C’est un roman léger, certes, mais très touchant, qui appelle tout de même à une certaine réflexion sur notre vie, comment mener sa barque, ce dont on rêve.

Un excellent moment de lecture, comme toujours !!

 

 

« De l’absurdité d’être accro au boulot » d’Annie KAHN

cover121435-medium.png

 

Résumé :

Il n’a jamais été autant question du «  bonheur en entreprise  ». Certains dirigeants déclarent cet objectif comme stratégique. Pas étonnant, car chacun travaille mieux quand il est heureux. Pourtant, neuf Français sur dix estiment que l’on souffre davantage au travail aujourd’hui qu’il y a dix ans.
Ce paradoxe n’est qu’apparent. Étant titulaire depuis plus de six ans de la chronique «  Ma vie en boîte  » que j’ai créée pour Le Monde, je traque les travaux des chercheurs en psychologie, sociologie, neurosciences du monde entier. Dans leurs laboratoires, à Washington, Boston, Pékin, Singapour, Paris et Toulouse entre autres, ils sont bien souvent inconnus du grand public. En étudiant leurs travaux, j’ai découvert nombre de paradoxes étonnants et édifiants dans le monde du travail.
Cet ouvrage rassemble les plus percutants parmi les plus récents, pour  :
– diagnostiquer son chef,
– réaliser qu’avoir conjoint et enfants est un atout pour progresser,
– prendre le meilleur de la technologie et résister au pire,
– connaître ses défauts et en tirer profit,
– ne pas renoncer à ses idéaux.
On y apprend ainsi que  :
– travailler durant des heures indues est contre-productif, selon Silvia Bellezza, de la Columbia Business School,
– les dirigeants sont des toxicomanes… de l’argent. Et comment les désintoxiquer, selon Jeffrey Pfeffer, professeur à Stanford,
– plus on donne de son temps, plus on en gagne, selon des chercheurs de Harvard, Wharton et Yale,
– le goût du risque est lié au « sex-ratio  », soit à la proportion hommes/femmes dans une équipe,
– le travail des mères fait le succès des enfants et du couple,
– et les papas poules améliorent la productivité globale des entreprises pour n’en citer que quelques-uns.

Mon avis :

Tout d’abord je tiens à remercier les Editions Lattès pour ce SP.

Annie Kahn est journaliste au « Monde », où elle écrit notamment des chroniques sur le monde du travail.

Ce nouveau livre est un essai sur le monde de l’entreprise. Vaste sujet !

Annie nous brosse un portrait très réaliste et extrêmement juste sur la vie en entreprise. Les comportements des salariés et des managers, les attitudes de chacun, tout est passé au peigne fin. Elle nous explique pourquoi certains sont accros au boulot, mais surtout, elle nous prouve, en s’appuyant sur de nombreuses études reconnues, que cela ne sert strictement à rien.

Elle remet à plat toutes nos convictions liées au monde du travail, l’optimisation, la gestion du temps, les techniques de management qui évoluent, les rapports entre collègues. Annie nous livre son engagement, sa vision des choses, ses idées et points de vue, et grâce à cette discussion d’idées, elle réussit à convaincre le lecteur.

J’ai adoré son développement du thème des « toxicomanes de l’argent », pour qui gagner plus d’argent est un but toujours non atteint, quoi qu’il arrive.

Il faut changer notre façon de penser et de réagir afin de pouvoir (enfin) se sentir à l’aise dans l’entreprise, heureux (oui, osons le dire !) avec notre hiérarchie et nos collègues, mais également mener de front vie personnelle et vie professionnelle dans un équilibre parfait. Utopique, me direz vous ? Lisez le livre d’Anne et vous changerez d’avis !

« Une robe couleur de vent » de Sophie NICHOLS

index

Résumé :

Fabia Moreno vient de s’installer avec sa fille, Ella, dans la petite ville de York, où elle a ouvert un magasin de vêtements vintage. Une boutique de rêve, comme les femmes de York n’en ont encore jamais vu. Car Fabia possède un don pour dénicher la robe idéale et l’ajuster à chaque cliente. Autour de son commerce, bientôt, les destins se croisent, les identités se révèlent et les amours s’épanouissent… mais naissent aussi la méfiance et la jalousie.
L’exubérance de Fabia dérange, et la jeune Ella, à la peau cuivrée, est une adolescente bien mystérieuse.
Parviendront-elles à s’intégrer dans la communauté ?
Quel sombre secret cache Fabia derrière ses tenues flamboyantes et son accent chantant ? Sa fille elle-même sait-elle tout de l’histoire familiale ?

Mon avis :

Un récit que je qualifierais de « tranquille ». On se pose, on ouvre le livre, on tourne les pages, on entre dans une bulle de douceur, vintage. On se sent comme ces étoffes des années 50, à qui Fabia redonne une seconde vie.

Les têtes de chapitres sont originaux, du nom d’un article de garde-robe. L’écriture est fluide, les personnages attachants. J’ai particulièrement apprécié Ella, adolescente renfermée qui va peu à peu s’ouvrir grâce à ses amis, Billy et Kat.

Des histoires sont intégrées entre les chapitres, comme une parenthèse, une pause dans le récit, mais nous permettant toutefois d’en comprendre certains points.

Les relations mère-fille, mais aussi le thème de l’intégration et de l’immigration sont abordés, donnant du poids à l’histoire.

Au fil des coups de ciseaux, des broderies, des patrons, des étoffes, on lève le voile sur le mystère entourant Fabia. D’où vient-elle, pourquoi brode-t-elle des mots dans les doublures de ses créations, à l’attention de ceux qui vont les porter ? Quels sont ces fameux signes qu’elle et Ella ressentent ?

Après, j’aurai aimé que le côté un peu sorcier et magique soit plus développé, il y avait là un potentiel qui n’a pas été exploité, ou en tout cas, qui m’a laissé sur ma faim, tout comme la fin, un peu trop classique et évidente pour moi. Ce livre aurait mérité un brin de fantaisie supplémentaire, j’ai eu l’impression que l’auteur hésitait à se lâcher.

J’ai malgré tout passé un bon moment de lecture.

Merci aux Editions Préludes pour ce roman.

Fête du livre St Etienne 2017

index

Cette année la fête du livre de St Etienne se déroule les 6, 7 et 8 octobre 2017.

Cette nouvelle édition ne restera pas gravée dans ma mémoire, c’est clair. Déjà, le site internet est hyper mal fait, impossible de trouver la liste des auteurs présents en dédicace, et c’était le parcours du combattant pour dénicher les horaires et sujets des conférences. Je sais bien que je ne suis pas une lumière en informatique, mais quand même.

J’ai  réussi a obtenir la précieuse liste des auteurs par mail une semaine avant le début des festivités …

GUIDE PRATIQUE – DEDICACE AUTEURS-1

Epluchage en bonne et due forme, stylo prêt, hurlement de joie sur la ligne de départ, je parcours la liste. Déception….Rien de nouveau sur la planète, pour moi, en tout cas…

J’y suis donc quand même allée le vendredi après-midi, qui est beaucoup plus calme que le samedi ou le dimanche, pour m’imprégner de l’ambiance et discuter avec les copains et copines.

Petit tour chez les bouquinistes, installés en face de la Préfecture, respirer les vieux livres, chercher une pépite, flâner tranquillement.

20171006_142511

20171006_143404

Ensuite, direction le grand chapiteau place de l’Hôtel de Ville. Prévoyez de tomber la veste, il y fait une chaleur à mourir  !!

Ce que j’aime le vendredi, c’est que ce n’est pas du tout la cohue, on déambule dans les allées sans se faire bousculer, les auteurs sont détendus, prennent le temps de discuter, et, oh joie, Michel Bussi, tout seul ! Pas besoin d’attendre !

Cela fait bien 4 salons de suite que je le croise, je n’ai plus rien à lui faire dédicacer, son dernier bébé ne paraît que dans une semaine, dommage. J’espérai qu’il le présenterai en exclu ici, eh bien non. Qu’à cela ne tienne, on va aller taper la discute !

20171006_144340

Et hop, un  petit selfie plus tard, je rencontre deux filles qui attendaient l’an dernier avec moi l’arrivée de Bussi. On avait sympathisé dans la file d’attente, et on se retrouve cette année au même endroit, on se reconnait, et on piaille. Et Michel se  mêle à la conversation. C’est ça, la magie des salons ! Et c’est trop génial ! Michel Bussi est un auteur simple, abordable, qui n’a pas la grosse tête, a la parole facile, bref, très agréable.

20171006_144703

Avec Philippe Fontanel, qui nous fait le plaisir d’être des nôtres pour les Boennales depuis 2 ans, avec qui j’ai un contact régulier via facebook. Une belle rencontre pour un auteur très sympa et talentueux.

20171006_145345

Tiens, une tête connue. Christian Prudhomme. Il écrit des livres lui ? Bon, bref, passons…Il ne doit pas faire dans le thriller, quoique, un bon serial killer rendrait le Tour de France plus intéressant, mdr.

Sébastien Bouchery, en plein travail. C’est grâce à toi que je suis tombée dans les thrillers pour ne plus jamais en ressortir. Un auteur de talent, qui monte qui monte. Continue, tu es sur la bonne voie !!

N’oublie pas de récupérer les nappes demain soir, lol. Bon, il te manque quand même ton desperado, zut alors.

20171006_150440

Jeanne Marie Sauvage Avit, une amie, belle sœur de ma collègue de boulot, ou comment rencontrer des auteurs tout à fait par hasard, qui nous font vivre des heures de lecture géniales, les suivre, les voir, les revoir, encore de la magie littéraire !!

20171006_150630

Bernard Rivière. Auteur local, rencontré lors des Boennales, promis, un jour, vos livres seront dans ma PAL !

Sally Green

Sally Green, l’auteur de fantasy britannique, en conférence. Intéressant, ça donne envie de découvrir ses romans.

20171006_162206

Un petit tour par le côté jardins de la fête du livre, on en ressortirait presque vegan, et c’est déjà l’heure de rentrer.

Voilà, mon petit tour s’achève. C’était rapide, mais intense. J’ai revu une amie qui m’est chère, j’ai loupé ma copine bloggeuse, tant pis, on se racontera notre fête du livre sur messenger. Pas eu le temps de tout sillonner, pas grave. J’ai fait l’essentiel pour moi.

Aujourd’hui, il y a Olivier Norek qui présentera son nouveau livre.

sans-titreimages

Florent Marotta y dédicacera aussi tout le samedi.

Belle fête du livre à tous ! A l’année prochaine !

 

 

 

« Entre deux mondes » d’Olivier NOREK

sans-titre

Résumé :

Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.
Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

Mon avis :

Oliver Norek est un auteur que je suis depuis la sortie de « Code 93 ». Le petit auteur qui monte. Et qui, à chaque nouveau livre, s’améliore et nous subjugue avec son inspecteur Coste tellement réaliste.

Dans ce nouveau roman, pas de Coste (dommage), on a là un one shot qui traite d’un sujet extrêmement délicat : celui des réfugiés et de la Jungle de Calais. C’est du lourd.

Et Olivier ne fait pas dans la demi-mesure. Il n’est pas là pour nous décrire le monde des Bisounours.

La jungle de Calais, c’est quoi au juste ? Ce que les médias veulent bien nous en dire, un camp de réfugiés, en attente de passer illégalement en Angleterre. Olivier nous décrit cela de l’autre côté du miroir. En commençant par le commencement, à savoir, pourquoi ces réfugiés arrivent à Calais, d’où viennent-ils, comment sont-ils arrivés là ? Nora et Maya nous font vivre ce voyage de l’intérieur. Et on se retrouve les boyaux à l’air et le cœur en berne.

Ensuite, c’est au tour d’Adam, arrivé dans la jungle, comment survivre, quels sont les codes, les règles de ce bidonville, le plus grand d’Europe. La vie dans cette zone de non droit ne se raconte pas, elle se vit, avec ses tripes. Et c’est ce que fait Olivier. Avec des mots justes, sans fioriture, sans mâcher ses mots, il nous dresse le portrait de ces « réfugiés potentiels », ces âmes entre deux mondes, ces fantômes qui n’existent pour personne. A travers les destins d’Adam, qui attend désespérément l’arrivée de sa femme et de sa fille, de Kilani, jouet sexuel de la communauté afghane, de Bastien, flic fraîchement arrivé à Calais, ces vies qui se croisent, qui n’ont rien en commun, et qui, pourtant vont tisser des liens dans ce monde hostile. Ces destins croisés, fusionnés, qui vous retournent les boyaux (ceux qui sont déjà à l’air, vous vous souvenez ?), et qui émiette le cœur déjà en berne.

Un sujet d’actualité, une mine d’informations, un concentré d’émotions, ce livre est un uppercut dans la tronche, on ne peut pas rester indifférent à tout cela. Une prise de conscience, notre société, notre monde est à la dérive.

Merci Olivier, bravo !

Il va me falloir du temps pour « digérer » cette lecture, moi qui les enchaine direct, là, j’avoue, je vais faire une pause.

« Le couple d’à côté » de Shari LAPENA

cover121731-medium.png

 

Je remercie les Presses de la Cités pour ce SP.

Résumé :

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu’à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s’étire. La dernière fois qu’ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l’impensable s’est produit : le berceau est vide.
Pour la première fois, ce couple apparemment sans histoire voit débarquer la police chez lui. Or, la police ne s’arrête pas aux apparences… Qu’est-ce que l’enquête va bien pouvoir mettre au jour ?

Mon avis :

On est pas loin du grand coup de cœur !

Une histoire extrêmement bien ficelée. On est plein d’empathie pour ce couple qui paye cher leur soirée tranquille sans enfant chez leur voisine.

On pleure avec Anne, pauvre mère souffrant d’une dépression post-partum, qui doute, ne sachant pas si elle a pu faire du mal à son enfant sans s’en rappeler.

On compatis avec Marco, père dépassé par les évènements, pris à partie, une fois de plus, par son beau père qui ne le trouve jamais assez bien pour sa fille.

On aimerait avoir des parents comme ceux d’Anne, prêt à tout pour aider leur fille.

On envie Cynthia, la voisine tellement belle et si heureuse.

La première partie plante le décor, nous familiarise avec les personnages, nous prend aux tripes car on angoisse de savoir ce qui est arrivé à la petite Cora. La machine policière retourne tout sur son passage. Tout le monde est suspect et suspecté.

Et la seconde partie du livre est encore plus riche en émotions. En grattant un peu le vernis de chacun, on se rend compte que personne n’est blanc dans cette affaire, bien au contraire. Les masques tombent, le jeu du chat et de la souris se met réellement en place, et nous maintient en haleine jusqu’à la toute dernière ligne.

Formidablement bien écrit, sans temps mort, très psychologique, ce livre a été un régal pour moi !!

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑