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Se nourrir de livres

Bienvenue dans mon univers livresque !

« Un bon livre permet de se déconnecter du temps et de l’espace et de s’offrir un moment privilégié. »Jean Gastaldi.

Je suis une mère de famille de 40 ans (bon, OK, 41….). J’ai toujours aimé lire depuis toute petite. Je me rappelle les heures passées dans ma chambre à dévorer « le club des 5 », « les 6 compagnons » et autres bibliothèques roses et vertes.

J’avais mon antre, une bibliothécaire, chez qui je passais mes mercredis après midi, à fouiner, rechercher le tome manquant ou la perle rare.

Je ne peux pas m’empêcher de lire, c’est mon équilibre. C’est une passion qui se veut dévorante quelquefois, car ma vie sociale s’en ressens (eh oui, entre une soirée entre copines et un livre, le choix est cornélien…).

A travers ce blog, je veux tout simplement vous parler de mes lectures, de mes coups de cœur (ou pas), et vous faire découvrir des nouveaux auteurs pas forcément connus, mais talentueux. Et si, au détour d’un article, vous vous dites « tiens, ça m’a donné l’envie de lire ce livre », eh bien, je serai comblée.

Bonne lecture !!

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Article mis en avant

« 5 pas vers le bonheur » de Théo LEMATTRE

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Résumé :

C’est tout ce que Martin a laissé à son fils, Tomas, avant de mourir. Cinq lettres et pas une de plus. Ce sont leurs « petites leçons de vie » …

Mon avis :

Le décor est planté rapidement : nous sommes à l’enterrement de Martin. Seuls Tomas et Sophie, ses enfants, Paul, son meilleur ami et Marie, sa patronne sont présents. Nous pouvons donc tout naturellement supposer que Martin n’était pas vraiment un super type. Malgré la solennité du moment, j ‘ai souri à plusieurs reprises, et j’adore ça : pouvoir rire d’une situation qui devrait faire pleurer. Premier bon point : Théo a gardé son humour décalé.

Tomas, notre personnage principal, m’agace dès le départ : il s’en va avant la fin de l’enterrement, arrive passablement éméché et en retard chez le notaire pour la succession, n’est intéressé que par l’héritage afin de pouvoir continuer tranquillement sa petite vie plan-plan dans son appartement qui ressemble à un dépotoir. Et quand il se rend compte que l’héritage tant convoité n’est pas au rendez-vous, je jubile !

Commence alors une grosse période de doute pour Tomas, obligé de se plier aux dernière volontés de son père. Et là, on commence à gratter le vernis et à découvrir le passé de chacun des membres de cette famille qui a explosé. On ne peut que se sentir concerné, car des affaires de famille, tout le monde en a caché dans les tiroirs de ses souvenirs. Perso, je me suis identifiée à Tomas, ayant vécu sensiblement la même chose avec mes parents et mes frères et soeurs. Deuxième bon point : s’identifier au personnage.

Au fil des pages, Tomas va évoluer, réfléchir, se poser, prendre conscience des priorités de la vie. Troisième bon point : un personnage qui change, que l’on fini par aimer à la fin.

J’ai refermé le livre avec une palettes d’émotions différentes qui m’ont accompagnées tout au long de ma lecture. Je me suis également remise en question, c’est un livre qui amène à la réflexion, qui permet de se rendre compte que chaque acte dans notre vie a des conséquences sur nous même mais également sur notre famille ou nos amis, qu’en essayant de punir les autres, bien souvent, on se puni soi-même, et qu’une fois que c’est trop tard, on ne peut plus rien y faire.

Beaucoup d’émotions différentes, de l’humour, des personnages intéressants, tout est réuni pour passer un très bon moment. Théo est un auteur qui maîtrise tous les styles, c’est assez rare. A chaque fois, les émotions sont au rendez-vous. Merci Théo !!!

 

« Conception » de Chase NOVAK

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Résumé :

Alex et Leslie Twisden mènent une vie radieuse : jobs en or, luxueux hôtel particulier en plein Manhattan, et mariage passionnel. Ce qui leur manque en revanche, c’est un enfant, et, après l’échec d’innombrables traitements, leur désir de progéniture vire à l’obsession. Dans une dernière tentative désespérée, Alex et Leslie se rendent en Slovénie afin d’essayer une procédure médicale très particulière. Et là, c’est le miracle.

Dix ans plus tard, couvés et dorlotés mais vivant dans une maison habitée par des secrets, Alice et Adam, les jumeaux Twisden, se retrouvent chaque soir enfermés dans leur chambre, tandis que des bruits de plus en plus perturbants proviennent de celle de leurs parents. Un jour, ils décident de chercher à comprendre la vraie nature de ceux qui les élèvent. Leur découverte aura de quoi les épouvanter…

Mon avis :

En voilà une lecture atypique !

La première partie se déroule avec Alex et Leslie, un couple parfait, à qui tout réussi, sauf avoir un enfant. En désespoir de cause, sur les conseil d’un couple d’amis dans la même situation qu’eux, ils se décident à se rendre en Slovénie, consulter le docteur Kis, un espèce de Frankenstein déjanté, qui leur inocule un produit dont ils ignorent la composition. J’ai beau compatir avec leur rêve d’avoir un enfant, je ne comprend pas comment on peut se faire injecter un produit sans savoir ce que c’est, par un toubib qui ressemble plus à un savant fou qu’à autre chose….Bref. Voyons la suite.

Leslie tombe enceinte, impeccable. Mais très vite, notre couple va connaître les effets secondaires du produit miraculeux, en l’occurrence une pilosité excessive et récurrente. Bizarre, un peu effrayant, d’autant que lorsqu’Alex se rend chez ses amis pour avoir des infos sur ce traitement (c’est bien le moment…), il trouve un appartement vide, dévasté, avec un post it sur lequel est noté « Au secours »….Charmant…..

La seconde partie se déroule 10 ans plus tard. Alex et Leslie sont les heureux parents de deux jumeaux, Alice et Adam. Ceux ci commencent à se douter de quelque chose, et décident de s’enfuir. Il est vrai qu’Alex et Leslie ont un comportement bizarre, ils se comportent comme des chiens ou des fauves, c’est vraiment étrange…S’ensuit une quête de fuite pour les enfants et de guérison pour les parents.

Une grosse déception. L’idée de départ était bonne. Le sujet de l’infertilité et du désir d’enfant bien fouillé et bien détaillé. A part ça…..beaucoup de longueurs, des incohérences dans le récit, des personnages qui se noient, sans épaisseur, sans personnalité. L écriture est fade, il n’y a pas de rythme, je n’ai rien ressenti lors de cette lecture, à part de l’ennui.

Pas mal d’atouts qui n’ont pas été exploités, malheureusement. Je ne vous conseille pas ce livre….

« Entrez dans la danse » de Jean TEULE

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Résumé :

Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement
Et s’est répandue dans Strasbourg
De telle sorte que, dans leur folie,
Beaucoup se mirent à danser
Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois
Sans interruption,
Jusqu’à tomber inconscients.
Beaucoup sont morts.

Mon avis :

Je connaissais Jean Taulé par « le magasin des suicides ». Un très bon livre. C’est donc tout naturellement que je me suis plongée dans ce nouveau roman, sans même en lire le résumé, qui, de toute manière, soyons honnêtes, ne m’aurait pas interpellée.

L’auteur s’est largement inspiré de la manie dansante de Strasbourg en 1518. Bon, j’avoue, ce n’est pas du tout la période que j’affectionne lire, bien au contraire !!!

Un livre qui se lit vite (140 pages).

Les personnages principaux sont deux couples, Enneline et Melchior, le graveur du quartier. Enneline a jeté son bébé dans la rivière, faute de pouvoir le nourrir. Le second couple est celui composé de Attale et Jérôme, les tonneliers, qui ont été contraints de manger leur enfant.  Le décor est planté, quelle époque !!

C’est une satire du Moyen Age, du gouffre séparant le peuple affamé, la bourgeoisie et le clergé. Intéressant, bourré d’émotions.

Des bémols : le langage un peu trop familier à mon goût, trop de longueurs (eh oui, malgré les 140 pages….), et pas assez d’humour. Peut être suis je partie sur un amalgame désignant Jean Taulé comme un auteur humoristique…

Un tantinet déçue donc par cette lecture.

Merci néanmoins à NetGalley et Julliard pour cette lecture.

« Histoires plastiques » d’Isabelle SARFATI

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Résumé :

Isabelle Sarfati est chirurgien plastique, elle remonte les seins, efface les rides, retend les ventres, aspire la graisse d’une culotte de cheval pour la réinjecter dans une poitrine pas assez généreuse. Elle opère des femmes et des hommes, des jeunes et des vieux, des riches et des pauvres, des moches et des beaux. Se succèdent dans son cabinet et sur sa table d’opération une nudiste furieuse de sa reconstruction mammaire, un homme, joueur de poker professionnel, qui a choisi d’avoir quatre testicules parce qu’il pense que ça va lui porter chance, une transsexuelle qui garde la moustache, une liftée bouffie mais heureuse, une splendeur qui aimerait être encore plus parfaite, un petit garçon qui rêve de se faire refaire le nez, une femme qui ne veut plus de seins, une autre qui en veut beaucoup plus et aussi des fesses pendant qu’on y est… À chacun, l’auteur tente de répondre… pas forcément avec un bistouri.

 

Mon avis :

Voilà un livre qui risque fort de nous réconcilier avec la chirurgie esthétique ou réparatrice. Isabelle nous livre à travers cet ouvrage ses expériences avec ses patients mais également ses propres opérations. Car elle n’a pas froid aux yeux, c’est le moins qu’on puisse dire. Et elle ne manque pas d’humour !

Après sa journée de travail, à manier le bistouri, pour remodeler fesses, seins ou nez, elle décide comme ça, d’un claquement de doigt, d’augmenter le volume de sa poitrine. Allez hop, elle attrape un collègue, se fait opérer et rentre tranquillement chez elle. Elle trouve le volume trop imposant ? Qu’à cela ne tienne, 2 jours après, rebelote, pour enlever de la masse. Charge à son mari de suivre le rythme….

Pour elle, avoir recours à la chirurgie, c’est de la maintenance pour le corps. Elle est très terre à terre, et elle a connu des patients tous plus originaux que les autres. Elle essaie de traiter au mieux chaque demande, même si cela la fait finir par une convocation en bonne et due forme à l’Ordre des médecins.

C’est frais, drôle, dépaysant. Le monde la chirurgie esthétique n’est pas très à la mode dans les livres actuellement. Cela permet de mieux comprendre la démarche, qui peut être esthétique, ou réparatrice, après un accident ou un cancer par exemple. L’émotion laisse alors la place à l’humour.

J’ai passé un bon moment de lecture, je remercie les Editions Stock pour ce service presse.

« Les nouveaux voisins » de Catherine MCKENZIE

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Résumé :

Julie Prentice, son mari Daniel et leurs jumeaux de six ans emménagent à Cincinnati pour échapper à une femme qui a harcelé Julie après la parution de son roman Le Jeu de l’assassin, devenu un best-seller. Un charmant quartier résidentiel semble l’endroit parfait pour un nouveau départ.

Mais la présidente de l’association du quartier ne leur rend pas la tâche facile. À grand renfort d’e-mails et de lettres sur les règles de bonne conduite à suivre, elle régit la vie de tous et oppresse Julie qui doit faire face à la curiosité du voisinage.

Lorsqu’elle reçoit des menaces, Julie prend peur : sont-elles le fait de sa harceleuse ou de voisins malveillants ? Alors que la tension monte, les ennemis se révèlent et le calme apparent d’une rue sans histoires se transforme en cauchemar.

Mon avis :

Le résumé m’avait enchantée, je me suis plongée dans ce thriller psychologique avec envie et convoitise, moi qui adore tant ce genre, persuadée de passer un excellent moment. Arrivée au tiers de la lecture, je me suis rendue à l’évidence : je m’ennuyais ferme et je me dirigeais tout droit vers ma première déception de l’année. Je suis allée au bout du livre, gardant un mince espoir de voir les choses s’affoler, et qu’une fin digne de ce nom apaiserait l’amertume que je ressentais. Que nenni….

C’est avec un grand soupir de soulagement que j’ai tourné la dernière page. Je crois n’avoir jamais ressenti cela de toute ma vie de lectrice. J’ai déjà eu des déceptions, c’est clair, mais celle-ci bat tous les records…

L’histoire, tout d’abord : le début est prometteur, je trouvais l’idée bonne. Mais très vite, ça a été le flop. Pas d’action, pas de rebondissements digne de ce nom, un rythme à endormir un insomniaque pour des jours entiers.

Les personnages sont plats sans relief. J’en ai même confondu le mari de l’une avec l’autre. J’ai du noter sur un post it que Julie était l’épouse de Daniel, Hanna celle de John, pareil pour leurs enfants respectifs.

L’écriture est terne, sans pep’s, les chapitres sont longs, beaucoup trop longs, et la construction du roman mêlant l’alternance du présent, du passé, du point de vue de l’un ou l’autre des personnages a fini de me perdre dans la nébuleuse du récit.

J’essaie toujours de trouver un point positif, même lorsque je n’ai pas aimé le livre. Ici, il est dur à trouver. Peut-être les descriptions des séances de dédicaces vues selon Julie.

Je remercie toutefois les Editions Michel Laffon et Netgalley pour cette lecture.

« Curriculum Mortem » d’Enzo BARTOLI

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Résumé :

Un cadavre retrouvé au petit matin dans un conteneur à ordures du boulevard Barbès.
À la clef : une veuve, deux orphelins, un chômeur de moins sur les listes de Pôle emploi et un Curriculum Vitae qui porte bien mal son nom.
Pour les deux flics de la Crim qui « dérouillent » cette nuit-là, commence une longue et morbide enquête sur une mort que personne, ou presque, ne semble regretter…

Mon avis :

Voilà un auteur qui mérite à être connu ! Ou comment en se baladant de manière inopportune sur Amazon (ne me tapez pas, en général j’achète mes livres chez mon libraire, sauf les numériques où j’avoue que la plateforme tant décriée est bien pratique), je repère cette couverture qui me fait de l’œil. Je clique, histoire de voir le résumé, et damned, je me dis que ça doit être une belle enquête. Zou, dans  ma PAL.

Et aucun regrets ! Si, j’aurai aimé passer un peu plus de temps avec cet équipe de la CRIM.

Le récit commence fort avec ce cadavre retrouvé dans un container à ordures. Drôle de sépulture, enfin peut être pas, finalement, à l’examen des relations de la victime…On est pris dans les rouages de l’enquête, on a l’impression d’être intégré dans l’équipe. Les personnages sont hyper attachants, on se sent tout de suite bien avec eux.

Pascal Guilbert, surnommé « Tonton », est un flic qui prend son travail très à cœur. Il jongle comme il peut avec sa vie de famille, essayant au maximum de préserver son cocon privé. J’ai aimé cet aspect de la vie de flic. On ne se rend pas toujours compte qu’il est extrêmement difficile pour les enquêteurs de laisser leurs affaires une fois le seuil de leur maison franchi. Et également de garder du temps pour leurs enfants et leur conjoint.

Guilhem Lanternier,  surnommé « Beau gosse », a un humour décapent, et même s’il se la joue un peu (beaucoup), je l’ai bien apprécié. Il forme une bonne équipe avec Pascal. Et surtout efficace !!

L’enquête est menée tambour battant, avec pas mal de rebondissements. Le rythme des chapitres est quelquefois haché par des scènes du passé, cela casse le rythme et évite l’ennui, mais cela interroge également le lecteur car on ne sait pas vraiment ce que toutes ces informations viennent faire là. Mais rassurez-vous, tout s’imbrique à la fin.

La fin justement, bien appréhendée, avec un tout dernier rebondissement à la dernière page, histoire de vous scotcher définitivement, et répondre à la dernière question restant en suspens.

Un très bon polar, une plume efficace, beaucoup d’humour, des personnages comme vous et moi, un meurtrier bien tordu, tous les ingrédients sont réunis pour passer de belles heures de lecture !

« Sang pour sang » de Gipsy PALADINI

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Résumé :

Roman policier particulièrement noir, Sang pour Sang raconte la traque sanglante menée par deux flics new-yorkais contre des tueurs qui semblent suivre un parcours aussi chaotique qu’incompréhensible. Une enquête qui sera une véritable descente aux enfers pour l’inspecteur Al Sériani, policier à l’esprit torturé qui préfère la compagnie des prostituées à celle de ses collègues, et pour son coéquipier, David Goldberg, un jeune flic fraîchement sorti de l’académie de police. Un polar haletant et incisif.

Mon avis :

Voilà un livre qui dépote ! Une histoire de meurtres vraiment sordides, des images insoutenables, on imagine avec effroi ce qu’ont du subir les victimes. Déjà, ça, ça me plait.

Ensuite, les personnages, David et surtout Al, marié, un enfant, mais abonné au whisky et au sexe avec des prostituées qu’il ne daigne même pas considérer comme des femmes. Son sale caractère, son côté psychopathe refoulé, ses addictions, sa violence devraient faire qu’on le déteste. Et bien non, et là, c’est un coup de maître, parce qu’Al, on l’adore ! C’est un personnage qui ne laisse pas indifférent.

David, en jeune débutant, est attachant lui aussi. Il se lance à fond dans son enquête, c’est le meilleur ami d’Al, ils forment une belle équipe tous les deux, un peu à la « Starsky et Hutch ».

Je ne connaissais pas Gipsy. Quelle manquement ! Et quelle erreur de vouloir la lire ! Je me suis embourbée dans son récit, je n’ai pas pu en sortir tellement la plume est accrocheuse, elle claque, malmène, transcende le lecteur.

On suit l’enquête avec délectation, et la fin m’a littéralement crucifiée. Chaque pièce de ce jeu d’échec est savamment placée sur le plateau, pour arriver à mettre le lecteur échec et mat. Je n’ai rien vu venir, j’ai tout subit de la première à la dernière page.

Ce livre, c’est une ambiance, il ne se lit pas, il se diffuse dans vos veines. Aucun temps morts, de nombreux rebondissements empêchant le lecteur de reprendre son souffle, un très bon polar, bien noir.

La partie historique est passionnante, même si elle est effroyable. Le travail de recherche et de retranscription est phénoménal. Cela nous dévoile un pan de notre passé qui n’est pas forcément développé dans les livres d’histoire, ce que je trouve regrettable.

Ame sensibles, attention tout de même ! Les autres, n’hésitez pas, foncez !

« Wanda » de Wendall UTROI

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Résumé :

Quand l’amour d’une mère s’estompe et s’efface, quand un père s’avère absent et lâche, tout peut arriver. Quand la souffrance est votre seule amie, quand on n’a que la mort pour seul bagage, on peut craindre le pire.
Je m’appelle Wanda, je vais avoir treize ans. Aidez-moi !
Après « un genou à terre » et « l’enjeu », l’auteur récidive et vous convie à découvrir l’histoire palpitante de Wanda. À l’âge où le monde bascule, plus une enfant et pas encore une adolescente, elle va fuir et tenter de se reconstruire mais à quel prix…

Mon avis :

Voilà un livre qui m’a retourné les tripes.

Wanda a 13 ans. Un âge où la vie est belle. En théorie. Car le contexte familial dans lequel elle vit est difficile. Entre non amour, alcoolisme, violence, absences, Wanda tente de résister du mieux qu’elle le peut. Lorsque son chien décède, son univers s’effondre et sa personnalité avec. Elle décide de fuguer, en emportant le cadavre de son chien dans son sac à dos.

Et là, c’est un road trip macabre qui l’attend. Wanda n’aura d’autre réponse à son mal être que la violence. Sa personnalité  est détaillée à l’extrême, on ne peut s’empêcher de l’apprécier malgré son côté manipulatrice. On arrive même à lui trouver des circonstances atténuantes.

Les personnages secondaires m’ont également touchés. Charles, veuf éploré qui souhaite découvrir la vérité sur le meurtre de sa femme coûte que coûte, m’a désolée, tellement il dégageait de la tristesse et du désarroi. Hervé, l’oncle de Camille, m’a laissé une note de dégoût profond. J’en suis même arrivée à être heureuse de son sort….Julius, m’a ému lui aussi, avec son soutien inconditionnel à Camille, prêt à tout pour elle. Camille, quant à elle, a été la bouée de sauvetage temporaire de Wanda, devenue malgré elle une psychopathe en puissance, sans pour autant réussir à soigner sa douleur et sa peine.

La plume de Wendall est fluide, addictive, une fois le livre commencé, vous ne pouvez plus le lâcher, vous demandant jusqu’où tout cela va aller.

Le relations familiales et leurs conséquences sur la construction de la personnalité d’un enfant sont très bien expliquées et font froid dans le dos. On se dit qu’on va essayer de réagir au mieux avec nos enfants, histoire que cela ne dérape pas sans qu’on s’en rende compte !

C’est un livre poignant, qui ne laisse pas indifférent, un vrai coup de cœur pour moi !

 

 

« Magmat » de Frédéric SOULIER

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Résumé :

Par une nuit caniculaire, le P-DG d’une grande entreprise disparaît, vraisemblablement enlevé par la fenêtre de son bureau situé au quatrième étage. Peu après, on retrouve des parties de son corps démembré, semées le long d’une nationale. Un itinéraire macabre que vont suivre les détectives Blau et Tormaker, qui conduit au cœur des montagnes et de l’horreur.

Et cette terrifiante société se contorsionnait pour mieux voir les inconnus, tordait sa chair déjetée, geignait et aboyait des mots inintelligibles pour une oreille non exercée, depuis que Blau et Tormaker étaient entrés.

Mon avis :

Voilà un livre qui croupissait dans ma PAL depuis un siècle. Le genre de récit que l’on ressort tout à fait par hasard, et qui nous fait passer un très bon moment !

Il se lit très vite, il n’est pas épais.

Un meurtre sordide, un couple d’enquêteur totalement atypique posent les bases à un récit effroyable, un brin fantastique, quoique…

Dörnmick, puissant PDG d’une grosse entreprise, est assassiné. Ses morceaux sont retrouvés tout le long d’une route, tel un puzzle macabre. Au cours de l’enquête, Blau et Tormaker vont découvrir que l’entreprise de Dörnmick est responsable d’une gigantesque pollution aux pesticides. En creusant un peu, ils découvrent que beaucoup d’enfants sont nés gravement malformés suite à cette pollution. Ils vont mettre le doigt dans un engrenage terrifiant dont ils ne ressortiront pas indemnes.

Au-delà de l’histoire, totalement abracadabrante, se pose la question de notre mode de vie, de l’utilisation massive des produits phytosanitaires et leur impact sur la société et sur la santé publique. Le rôle des multinationales ayant le monopole de ce marché douteux est pointé du doigt. Le lecteur se remet en question, s’interroge, et c’est ce que j’ai aimé dans ce roman.

 

 

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