« La cave aux poupées » de Magali COLLET

Informations :

Titre : la cave aux poupées

Auteur : Magali Collet

Éditeur : Taurnada

Nombre de pages : 215  pages

Format  et prix : broché 9.99 € / numérique 5.99 €

Date de publication : 19 mars 2020

Genre : thriller

Résumé :

Manon n’est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge.
En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé.
Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale…
Mais, par-dessus tout, une fille normale n’aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

Mon avis :

Quel bouquin !!! Préparez-vous à plonger dans l’Enfer.

Notre narratrice est Manon, 22 ans. Elle n’a connu que sa maison perdue au milieu de nulle part, où elle vit avec « Le Père ». « Sa Maman » est morte sous les coups du Père il y a maintenant 13 ans. Manon aime se rappeler les moments de joie et d’amour maternel. Le temps de la presque insouciance. Depuis, les choses ont bien changé….Le Père séquestre des jeunes filles dans la cave, dont le seul but est d’assouvir ses pulsions sexuelles. Et lorsqu’il n’y a pas de filles ou qu’elles saignent, il « monte » Manon. Le boulot de Manon est de nourrir et s’occuper des filles. Pour elle, c’est la norme. Car même si elle a conscience qu’il existe une autre vie, celle qu’elle a l’occasion de décrypter via la télévision et les films, sa vraie vie à elle, c’est être là, à assister aux viols et aux meurtres, et à se protéger des coups du Père.

La fille séquestrée en ce moment se prénomme Camille, elle a 17 ans, et elle va réussir à tisser des liens avec Manon. Une certaine complicité se crée, elles partageront quelques moments comme des copines normales. Car finalement, Manon aussi est enfermée, non pas à clé, mais psychologiquement. Et c’est peut-être le pire.

Un roman absolument bouleversant. J’ai sorti la boîte de mouchoirs lorsque Manon a commencé à nous parler de sa Maman. Et à bien d’autres moments aussi….

L’écriture est très fluide, représentative et assez méticuleuse concernant la psychologie des personnages. L’auteure ne ménage pas son lecteur, bien au contraire, elle le bouscule, lui met une claque phénoménale en le plongeant dans une autre chose, noire, anxiogène, oppressante.

La construction est linéaire, incluant toutefois des retours dans le passé, cet « avant » où la vie de Manon avait un semblant de normalité. La dépersonnalisation est le maître-mot, en effet, déjà, on met du temps à apprendre le prénom de notre narratrice. « Ma Maman », « Le Père », « La fille », les protagonistes deviennent emblématiques de leur place dans la société, existent sans exister, ils pourraient être n’importe qui finalement.

Pour un premier roman, je le trouve excellent. On ne peut pas dire qu’il y ait une certaine jeunesse de plume, bien au contraire, tout est maîtrisé, posé là où il faut, quand il faut, on creuse dans l’âme humaine, dans les relations avec les autres, le tout dans un huis clos qui est une forme complexe à travailler. Magali place la barre très haut et s’en sort à la perfection. Voilà qui est très prometteur pour la suite….et une auteure qui tombe directement dans ma liste d’auteurs à suivre les yeux fermés !

Ce roman, c’est un concentré d’émotions, impossible à lâcher, un voyage au plus profond de l’âme humaine dont on ne revient pas sans séquelles.

Je remercie Joël Maïssa et les Éditions Taurnada pour cette lecture.

#TaurnadaEditions #LaCaveAuxPoupees #MagaliCollet

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : le titre m’a interpellé. « La cave aux poupées ». Joliment trouvé, c’est un titre choc, qui fait tilt, qui donne envie d’en savoir plus.

Auteur connu : nous sommes là dans un premier roman, et pas le dernier, je l’espère vraiment !

Émotions ressenties lors de la lecture : la solitude, le désespoir, la peur, l’angoisse, la pitié, l’amertume, la révolte. Toute une palette d’émotions bien noires, je l’avoue, mais si agréables !! (oui, oui, j’assume !)

Ce que j’ai moins aimé : RAS

Les plus : la construction et le choix de dépersonnaliser les protagonistes, l’ambiance oppressante, la plume, Magali, Camille.

11 commentaires

        1. Moi aussi je suis trop dégoûtée. Autant c’était la meilleure solution à avoir autant ça fait mal : on attend ça toute l’année. On ne va pas avoir notre dose de bonheur ça va pas du tout !! Sang d’Encre est trop loin….

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