« Matière noire » d’Ivan ZINBERG

Informations :

Titre : matière noire

Auteur : Ivan Zinberg

Éditeur : Cosmopolis

Nombre de pages : 462 pages

Format  et prix : broché 19,95 €

Date de publication : 7 novembre 2019

Genre : thriller

Résumé :

Juillet 2017.
Une région. Deux disparitions.
Après une nuit en discothèque, la jeune Inès Ouari ne donne plus signe de vie.
Marion Testud, elle, n’est jamais rentrée de son jogging matinal.
Sur leurs traces, deux enquêteurs aux profils atypiques : Karim Bekkouche, chef de la BAC de Saint-Étienne, flirte avec les limites et prend tous les risques pour retrouver Inès. Jacques Canovas, journaliste parisien et ex-flic des Renseignements généraux, couvre la disparition de la joggeuse.
Tous deux ont des raisons personnelles de parvenir à leurs fins.

D’un bout à l’autre du pays, les pistes se croisent tandis que de vieux meurtres énigmatiques refont surface. Deux hommes confrontés, lancés dans une course contre la mort à pleine vitesse dans les abysses de la terreur panique.

Mon avis :

Alerte coup de cœur !! Ce roman contient absolument tous les ingrédients dont j’ai besoin pour un coup de cœur. Je vous préviens, cette chronique va déborder d’éloges, bien mérités à mon sens !!

Tout d’abord, le prologue glace le sang du lecteur. Un meurtre sordide est commis, sous fond de drogue et de débauche. Ça commence fort, j’ai été harponnée en bonne et due forme et n’ai eu de cesse de découvrir qui se cachait derrière ce monstre qui a laissé ses pulsions meurtrières prendre le contrôle.

Le décor se plante dans les chapitres suivants, nous sommes à St Etienne, dans la Loire. J’apprécie lorsque l’intrigue se passe chez moi, d’autant qu’Ivan n’est pas avare de détails. Je visualisais très bien les endroits décrits, et cela a ajouté une touche supplémentaire à mon immersion dans « Matière noire ».

Karim Bekkouche, surnommé Bek, est le chef de la BAC de St Etienne. A 51 ans, son expérience le précède. Pourtant, il a vécu son enfance dans une cité populaire. Cela ne l’a pas empêché de réussir dans la vie. Anissa, une ancienne voisine, vient le solliciter pour l’aider à retrouver sa fille, Inès, 18 ans, disparue depuis une dizaine de jours.

Parallèlement à cette histoire, Jacques Canovas, 67 ans, ex agent des RG, reconverti en journaliste occasionnel pour « Crime-Hebdo », investigue sur la disparition inquiétante du côté de Chambéry, de Marion, 22 ans, volatilisée durant sa séance quotidienne de running.

Côté procédures et déroulement de l’enquête, on sent le vécu là-dessous (l’auteur est flic), j’ai apprécié les détails et le réalisme transpirant des pages. On plonge dans le monde des cités, de la drogue, de la prostitution. Une vie loin d’être édulcorée, malheureusement. Pourtant, c’est la réalité. Celle qui se cache bien souvent à quelques encablures des beaux quartiers.

Les chapitres alternent entre nos deux affaires, imprimants un rythme de fou. Les rebondissements ne se comptent plus, le lecteur n’a pas d’autre choix de lire. Cela a été difficile pour moi de m’arrêter. Pourtant, j’étais bien obligée, je n’avais pas 2 jours devant moi pour le dévorer, et croyez-moi, je le regrette grandement.

Les caractères des personnages sont détaillés, on apprend à les connaître au fur et à mesure, leur passé n’a plus de secrets pour nous. L’auteur a vraiment bossé là-dessus. A la fin du roman, j’ai eu l’impression que je connaissais Bek et Jacques, mais également les personnages secondaires, depuis toujours. Sensation oh combien agréable ! D’autant qu’il y a une belle touche finale sur la suite du parcours de certains des personnages. Ils ont un avenir, on a une piste pour imaginer ce qu’ils vont devenir.

La plume est nette, incisive, minutieuse. Chaque mot est pesé, chaque indice est posé sciemment ou bon endroit, chaque cliffhanger relance la machine, encore et toujours.

Et la fin ? Je vous mets au défi de la deviner ! Elle est juste parfaite, amenée pas à pas, elle se profile, je me suis dit « non, c’est pas vrai ». Et puis si !

Une lecture totalement immersive, captivante et parfaite, d’où mon coup de cœur. Un roman noir absolument magnifique, que je conseille, même aux âmes sensibles, car il n’y a aucun épanchement de violences. L’auteur n’a pas besoin de cela pour nous séduire.

#MatièreNoire   #IvanZinberg   #Cosmopolis

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre :  il y a des auteurs que je lis les yeux fermés. Ivan en fait partie.

Auteur connu : Ivan est un auteur que je suis particulièrement. Il a participé a deux reprises au salon du livre que je co-organise, c’est d’ailleurs là que j’ai découvert ses romans. Vous pouvez retrouver mes chroniques de  « Jeu d’ombres » et  « Etoile morte »

Boennales 2018 Ivan Zinberg

Émotions ressenties lors de la lecture : un bel enthousiasme lors de la lecture, un réel plaisir à retrouver les personnages, quelques frustrations par rapport aux enquêtes, du dégoûts et de la peur, j’avoue que les bas-fonds humains me donnent la nausée.

Ce que j’ai moins aimé : rien du tout ! On a atteint la perfection.

Les plus : la plume, les détails, les personnages, l’intrigue, bref, tout !

2 commentaires

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