« Quand les lumières s’éteignent » de Mélissa RIVIERE

Informations :

Titre : quand les lumières s’éteignent

Auteur : Mélissa Rivière

Éditeur : auto-édition

Nombre de pages : 233 pages

Format  et prix : broché 14,50 € / numérique 2,99 €

Date de publication : 13 décembre 2018

Genre : fiction basée sur des faits réels

Résumé :

Mathias Collins est reporter pour une grande chaîne de télévision New Yorkaise. Lui et son binôme franco-américain Guillaume Morrison réalisent un sujet sur de sombres histoires d’enlèvements à l’échelle internationale survenus depuis les années 70. Plongés au cœur d’un Centre d’Éducation et de Recherche dans lequel a été enfermé Alex nuit et jour depuis presque trente ans sans jamais pouvoir retrouver sa famille, ils vont prendre tous les risques et donner de leur personne pour mener l’enquête. Le but ? Ouvrir les yeux du grand public et rétablir la vérité. Et si je vous disais que vous avez probablement votre part de responsabilité dans ces rapts d’enfants, seriez-vous prêts à l’entendre ?

Mon avis :

Le prologue plante le décor : Alexander, né en Islande en 1980, est enlevé à l’âge de 4 ans, et installé depuis dans un « Centre d’éducation » aux États-Unis. Qui est Alexander ? Nous ne le saurons pas tout de suite, l’auteure ménage le suspense.

En 2013, Mathias Collins et Guillaume Morrison, reporters pour CBS, décident de travailler et d’enquêter sur ces enlèvements, afin d’ouvrir les yeux du monde, et de montrer les atrocités perpétrées à l’insu de tous dans ces centres d’éducation. Leur objectif : infiltrer l’un des centre, filmer les prisonniers, et diffuser ce reportage choc sur les chaînes télévisées. Pour cela, ils vont tenter d’amadouer Debbie, toute jeune embauchée au centre.

« Prisonnier », « kidnapping », « capture », « affamé », les mots accrocheurs défilent sous nos yeux, on ne sait toujours pas de quoi il s’agit. Cela imprime un rythme de dingue. Car le pauvre lecteur n’a de cesse de tourner frénétiquement les pages pour découvrir cette vérité que l’on nous dissimule.

De la Floride au Japon, l’auteure nous emmène dans un monde cruel, où le profit ne laisse la place à aucune humanité. Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est que tous les protagonistes nous dévoilent leurs opinions, leurs ressentis, leurs certitudes. Nous avons Alexander, qui nous raconte sa captivité, Debbie, persuadée de faire le bien, et Mathias et Guillaume, grattant le vernis des paillettes et mettant à jour l’innommable évidence. Cela permet de créer une véritable complicité entre les personnages et le lecteur, qui comprend la position de chacun, de donner une vision globale du sujet. Quant au travail de recherche accompli par Mélissa, il est conséquent et poussé.

Ce n’est pas un secret, le thème de ce roman est la condition des animaux détenus dans les centres océanographiques, orques, dauphins et comparses. L’envers du décor fait froid dans le dos. Les passages au Japon, dans la baie de Taiji, où a lieu une chasse annuelle aux dauphins, transformant les eaux bleues en rouge sang, cette « baie de la honte », sont poignants. Je connaissais ce lieu, j’en avais déjà entendu parler. Je suis allée sur google, et ce que j’ai vu dépasse l’entendement.

Ce roman est une réelle prise de conscience, et il en faut, pour que le plus grand nombre sache, et de ce fait, qu’on ai une chance de faire changer les choses. La plume de Mélissa est passionnée, fluide et détaillée. Une fiction basée sur des faits réels, qui apporte une réflexion et une remise en question passionnante. Les références en fin d’ouvrage sont un appui pour approfondir encore le sujet, si besoin, guidant nos recherches sur le net. Ce que j’ai fait. J’ai passé un bon moment supplémentaire en compagnie des orques et des dauphins. Même si j’aurai largement préféré qu’il soit plus joyeux….

Amoureux de la cause animale, je ne peux que vous conseiller ce roman. Avec une boîte de mouchoirs pas très loin, quand même.

Je remercie Mélissa pour cette lecture.

#MélissaRivière #QuandLesLumièresSEteignent

En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : l’envie d’approfondir le sujet, après la lecture d’un autre roman sur le même sujet.

Auteur connu : « Quand les lumières s’éteignent » est le second roman de Mélissa. Son premier  » Quoi qu’il puisse arriver » traite d’un thème totalement différent. Pas sûre que je ne me laisse pas tenter prochainement !

Émotions ressenties lors de la lecture : de l’empathie pour les personnages, de la peur, de l’angoisse, une énorme révolte, beaucoup de tristesse, un peu d’espoir malgré tout.

Ce que j’ai moins aimé : que de telles choses puissent exister ! Oui, je sais, j’aimerai vivre dans le monde des Bisounours….

Les plus : les trois visions proposées, l’évolution des personnages, la légèreté apportée malgré tout, la documentation.

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