« Courir encore » d’Olivier VOJETTA

Informations :

Titre : courir encore

Auteur : Olivier Vojetta

Éditeur : Maïa

Nombre de pages : 102 pages

Format  et prix : broché 16 €

Date de publication : 14 février 2020

Genre : témoignage

Résumé :

« Je devrai courir tout à l’heure, je devrai même traverser le mur, je n’ai pas le choix, mes jambes me porteront, mais pourquoi toujours cette peur de ne pas être assez rapide, je ne sais pas d’où ça me vient… pendant toute mon enfance, je craignais de terminer mes devoirs après les autres, de me retrouver seul dans la classe, et l’angoisse ne m’a jamais quitté ; du temps où je participais à de nombreuses compétitions mes dimanches matin étaient faits de cela, l’attente du coup de feu, la foule qui s’élance, le chronomètre en ligne de mire de toutes mes pensées, j’étais plus inquiet d’être trop lent que de me blesser ou de ne pas pouvoir terminer la course, je courais dès le départ le plus vite possible et continuais de la sorte jusqu’à l’épuisement. »

Mon avis :

Voilà un livre qui sort de tous les sentiers battus. Le résumé est assez flou pour ne pas savoir du tout où on met les yeux, je ne m’attendais pas à cela. Quelle claque !

Notre narrateur, David, se dirige vers la ligne de départ d’un marathon. L’occasion pour lui de ce recentrer sur lui-même, de laisser libre court à ses pensées et ses motivations.

Je suis une adepte du running moi aussi. Cela m’a fait rire car mes motivations pour m’y mettre sont exactement les mêmes que David : suite à une rupture et par peur de l’embonpoint.

Le lecteur va découvrir la vie de David, et surtout le drame qui l’a touché de plein fouet : la perte d’un enfant, mort in utéro. En partant d’un sujet extrêmement dur, l’auteur va guider David et le lecteur, sur le chemin de la résilience. Sans jamais tomber dans le patho, David va nous ouvrir son cœur. Nous permettre d’entrer dans la carapace qu’il s’est construit pour accéder à sa fragilité, à son authenticité. Cette perte a laissé des séquelles mentales et physiques à Dana, sa femme, qui a vu son ventre se transformer en tombeau. Pour David, qui se doit d’être fort vis-à-vis de Dana, la douleur est toute autant présente.

L’écriture reste fluide, malgré la technique choisie : en effet, l’auteur utilise des phrases assez longues. Cela peut perturber certains lecteurs, au temps où les phrases hyper courtes sont devenues monnaies courantes. Je vous entends crier d’ici ! Mais pas de panique, l’auteur maîtrise parfaitement, et le tout reste clair, compréhensible et vous allez vous réconcilier avec la langue française, riche et complexe. Si, si, perso, je me suis régalée.

Ce roman se lit vite, il est court, mais pourtant, il plonge loin dans la vie de David, et par ricochet, dans notre vie. Car je me suis posée une foule de questions sur moi-même au fil des pages. La vie est un marathon, c’est clair, il faut avoir l’arrivée en ligne de mire, et savoir ce qu’on veut y trouver ! Après quoi court-on chaque jour ? Comment notre enfance conditionne-t-elle notre vie d’adulte ? Comment se relever et trouver la force de continuer face aux drames que l’on doit affronter ? Un voyage intérieur enrichissant, un nouveau départ, une belle réflexion.

Un roman à découvrir, pour nous recentrer sur l’essentiel, faire le plein d’émotions, et se dire que malgré tout, la vie est belle et qu’il faut continuer la course. La vie est faite de petits et de grands bonheurs.

Je remercie Olivier pour cette lecture.

#CourirEncore  #OlivierVojetta   #Maïa

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : le résumé. Étant une adepte de la course, j’avais envie de découvrir ce roman. Je sentais bien qu’il y avait autre chose dessous. La surprise a été totale.

Auteur connu : « Courir encore » est le quatrième roman d’Olivier, mais le premier qu’il publie sous son nom.

Émotions ressenties lors de la lecture : quel désespoir face à ce drame vécu par David, ma gorge s’est serrée, j’ai imaginé cette douleur, je l’ai ressentie en moi. J’ai pensé à mes enfants, à ma dernière, que j’ai bien failli perdre en début de grossesse, je me sentais concernée. Et puis j’ai ressenti une bouffée d’espoir, de confiance, de reconnaissance envers l’auteur d’avoir mis des mots sur cette épreuve et de nous prouver que l’on peut se relever de presque tout.

Ce que j’ai moins aimé : parce qu’il faut trouver quelque chose….disons que j’ai eu un peu de mal au départ à apprivoiser la plume de l’auteur, mais franchement, au bout de 10 pages, c’était bon. Je pinaille, voyez-vous.

Les plus : la construction, cet homme qui se dirige vers le départ d’un marathon et qui en profite pour réfléchir sur sa vie, ce voyage intérieur, ce message d’espoir.

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