« Le fléau » de Stephen KING

Informations :

Titre : le fléau

Auteur : Stephen King

Éditeur : Lattès

Nombre de pages : 1183 pages

Format  et prix : broché 31 € / numérique 17.99 €

Date de publication : 1978 – réédition en 1990 dans une version longue

Genre : horreur

Résumé :

13 juin 1990. 2 heures 37 du matin. Et 16 secondes. Dans le labo l’horloge passe au rouge. 48 heures plus tard, l’information tombe : Contamination confirmée. Code probable souche 848 – AB. Mutation antigène chez Campion. Risque élevé. Mortalité importante. Contagion estimée à 94,4%. Top secret. Dossier bleu. Ça chavire, ça bascule. La Super-Grippe, l’Etrangleuse ou le Grand Voyage commence ses ravages… Une mécanique bien huilée. Des corps sur le bord de la route. Puis des fosses dans les cimetières. Ensuite des fosses communes. Et enfin des cadavres qu’on balance dans le Pacifique. De Los Angeles à New York le fléau se répand, pire que la peste. Mais est-il pire fléau que la peur qui tenaille les rares survivants, tous touchés par le même cauchemar au même instant ? L’image de l’Homme Noir…

Mon avis :

Un virus s’échappe d’une base militaire et décime la population. Lire ce roman en plein confinement et d’épidémie de covid19 est vraiment particulier. On est déjà dans l’ambiance, c’est le moins qu’on puisse dire !

Lorsque l’alerte est donnée à la base militaire où ce virus est étudié, un soldat réussi à s’échapper avec sa femme et sa fille avant la fermeture automatique des portes. Il n’a pas conscience du danger, car il n’a aucun symptôme. Cette « super grippe » a un taux de contamination de plus de 90%. Inutile de vous dire que ce soldat a refilé le virus à toutes les personnes qu’il a croisé, répandant la mort comme une trainée de poudre. Car le taux de mortalité est effarant.

Toute la 1ère partie du roman repose sur cette contamination. L’effet domino de l’épidémie, la description des souffrances des personnes atteintes, de leurs proches démunis obligés de les enterrer dans le jardin où ils creusent les tombes eux-même.  J’étais accrochée au livre, je ne pouvais plus le lâcher. Et je me dis que finalement, le Covid, c’est pas si terrible que ça 😉. « Le fléau » fait relativiser !

Les personnages sont nombreux, on commence à deviner lesquels sont immunisés naturellement et avec qui on va faire un bout de chemin. Frannie, 21 ans, enceinte de trois mois au début de l’épidémie. Stu, la trentaine, enfermé dans un centre de recherche du gouvernement où il est observé comme un cobaye. Il est l’un des premiers à avoir été exposé et à ne pas être tombé malade. Forcément, ça intéresse !

Nick, jeune sourd-muet qui roule sa bosse à la recherche de petits boulots. J’ai beaucoup aimé ce personnage, fragile de part son handicap, mais qui a su le surmonter et en retirer de la force et de la détermination. Il sait prendre les bonnes décisions au bon moment, ne tergiverse pas et deviendra une grande figure dans la nouvelle société imaginée par King. La Poubelle, alors, lui ! C’est un jeune pyromane qui n’est heureux que lorsqu’il fait tout sauter. Pour lui, le feu c’est la vie. Il cache une pathologie psychiatrique pour laquelle le remède a été bien pire que le mal lui-même. N’oublions pas Randall, l’homme noir, doté de pouvoirs surnaturels, il représente le Mal dans toute sa splendeur. Car le roman de King, c’est aussi et surtout un récit dans lequel s’affrontent le Bien et le Mal. Le Bien, quant à lui, est représenté par Mère Abigaël, une afro-américaine centenaire guidée par des messages subliminaux envoyés par Dieu en personne.

La civilisation s’effondre durant l’épidémie, les seuls survivants restant se regroupent et tentent de se réorganiser. De nouvelles règles apparaissent, et j’avoue que c’est à ce moment-là que King m’a perdue. La reconstruction d’un schéma sociétal est intéressant, certes, mais il traîne beaucoup trop en longueur à mon goût. Et le virage religieux de ce monde post-apocalyptique amorcé à la moitié du livre m’a largué totalement.

Quant à la fin, je l’ai trouvée bâclée, trop rapide. Je suis arrivée à la dernière phrase, j’ai appuyé désespérément sur ma liseuse pour tourner la page, mais non, c’était bien le point final, et j’ai été hyper déçue et terriblement frustrée.

J’avoue que les pavés me rebutent pas mal. Difficile sur 1000 pages de maintenir le rythme et de conserver son lecteur attentif. J’ai relâché à plusieurs reprises. Pourtant, cette lecture n’a pas été si désagréable que cela. King est un visionnaire, il faut bien l’admettre. Sa plume est splendide, avec un soucis du détail minutieux. Ses personnages sont habilement construits et ont une personnalité très forte. Sa réflexion sur la société est poussée à l’extrême : il imagine ce que serait notre planète si la population passait  de sept milliards d’habitants à une petite quarantaine de millions en quelques mois. Plus rien ne fonctionne, plus rien n’est distribué : aliment, eau, énergie…Terrifiant. D’autant que l’on en est pas bien loin…

Une lecture un peu mitigée donc, mais j’ai passé malgré tout de belles heures de lecture.

#LeFléau #StephenKing

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En bref :

Ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre : j’ai pensé que la période si particulière que l’on vit en ce moment était parfaite pour découvrir le plus long roman de King.

Auteur connu : Oui forcément. Qui ne connaît pas le Maître du suspense et de l’horreur ? Voici mes chroniques des romans lus depuis la naissance du blog : « L’outsider » , « Cellulaire » , « Fin de ronde » , « Carnets noirs », « Mr Mercedes », « Le bazar des mauvais rêves » , « Gwendy et la boîte à boutons « .

Émotions ressenties lors de la lecture : beaucoup d’anxiété et de peur face à la menace de cette maladie, pile en adéquation avec l’angoisse que l’on vit au quotidien. Ces émotions ont laissé la place à un peu d’ennui et de déception pour les deux derniers tiers.

Ce que j’ai moins aimé : les longueurs et la baisse d’intérêt (pour moi en tous cas) sur les deux derniers tiers. J’étais plus axée sur l’épidémie et son côté médical et scientifique.

Les plus : la première partie au top par rapport à l’épidémie. La plume de l’auteur, assez envoutante, il faut bien en convenir. Les personnages.

2 commentaires

    1. Oui c’est dommage. Ce n’est pas la première fois que je suis déçue d’une fin d’un King en plus. Il est capable de « broder » sur des pages et des pages et incapable de soigner certaines fins. On va lui taper sur les doigts lol.

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